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PEA : l’enveloppe reine pour investir en bourse

Pour investir en bourse, les épargnants français ont le choix entre plusieurs dispositifs : le compte-titres ordinaire (CTO), le plan d’épargne en actions (PEA) ou encore une enveloppe multisupport. Les épargnants n’y pensent pas spontanément mais l’assurance vie et le plan d’épargne retraite (PER) sont 2 enveloppes multisupport intéressantes pour investir en actions.

En pratique, le plan d’épargne en actions (PEA) est la solution qui s’impose devant les autres en raison de ses nombreux atouts. On vous explique pourquoi dans cet article.

 

 

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Fiscalité : le PEA est le dispositif le plus intéressant pour investir en bourse

Optimiser la performance de ses investissements en bourse, ce n’est pas seulement choisir le panier d’actions et/ou le fonds d’investissement le plus performant, c’est aussi optimiser la fiscalité des gains.

En investissant en actions, les gains sont de deux natures : les dividendes et les plus-values lors de la revente des titres (régime des plus-values sur les valeurs mobilières). Avec l’instauration du prélèvement forfaitaire unique (PFU), les dividendes et plus-values sont taxés à hauteur de 30 %. C’est le taux qui s’applique sur les gains réalisés lorsque l’épargnant investit en bourse via un compte-titres ordinaire.

Mais le PEA dispose d’une fiscalité beaucoup plus intéressante. Tout d’abord, tant que l’argent reste dans le plan, les gains ne sont pas taxés ! Cela n’a l’air de rien mais cette absence de frottement fiscal tout au long de la vie du PEA est une caractéristique très intéressante puisque l’épargnant peut réinvestir 100 % des gains, et ainsi profiter de l’effet vertueux des intérêts composés.

 

L’assurance vie et le plan d’épargne retraite sont 2 enveloppes capitalisantes bénéficiant également de cette absence de frottement fiscal, mais les fonds actions logés en unités de compte supportent des frais de gestion de l’ordre de 0,50 à 1 % par an. Alors que les actions détenues via un PEA ne supportent pas de tels frais. Les bons courtiers proposent des PEA sans droit de garde, vous pouvez consulter un comparatif pour ouvrir un PEA pour trouver le meilleur courtier.

Au moment où l’épargnant souhaite récupérer l’argent investi sur son PEA, il bénéficie d’une fiscalité réduite dès lors que le PEA a plus de 5 ans. À l’occasion d’un retrait partiel sur le PEA, les gains ne sont imposés qu’à hauteur de 17,2 % (contre un taux 30 % par défaut sur les revenus du capital). Cette fiscalité réduite s’applique sans plafond sur les gains en jeu.

 

Peut-on investir sur des entreprises extra-européennes via un PEA ?

Le plan d’épargne en actions (PEA) est un dispositif d’investissement en bourse comprenant un certain nombre de contraintes. En principe, l’épargnant ne peut y loger que des actions d'entreprises européennes ou des fonds d’investissement eux-mêmes essentiellement composés d’actions européennes. Il s’agit là d’une restriction relativement pénalisante car la croissance mondiale est désormais tirée par des secteurs économiques tels que les nouvelles technologies et l’internet, des secteurs dominés par des entreprises américaines et asiatiques, a priori inaccessibles via le PEA.

Cet inconvénient peut être contourné en investissant via des ETF (Exchange-Traded Fund) synthétiques. Les ETF sont des fonds indiciels cotés dont l’objectif est de répliquer la performance d’un indice de référence. Les ETF synthétiques répliquent leur indice de façon indirecte via des produits dérivés (total return swap). Techniquement, sans trop entrer dans les détails, les fonds échangent la performance de leur panier d’actions européennes (éligible au PEA…) contre un autre panier d’actions. Ainsi, on trouve des ETF éligibles au PEA répliquant la performance du S&P 500 ou encore du NASDAQ-100 ! Deux indices américains composés d’actions en principe non éligibles au PEA... 

Le législateur a donc laissé une porte ouverte aux épargnants pour investir sur les marchés mondiaux via le PEA. Par ailleurs, les ETF ont des frais de gestion très réduits (de l’ordre de 0,15 à 0,60 %) et délivrent historiquement d’excellentes performances. Ces fonds connaissent d’ailleurs un fort engouement.

 

Les versements sont plafonnés

Le seul véritable inconvénient du PEA est que les versements y sont plafonnés. Le plafond des versements est fixé à 150 000 euros par personne. Une belle somme que beaucoup d’épargnants n’atteindront pas. Par ailleurs, le plafond s’applique par personne, un couple peut donc détenir 2 PEA, et le plafond est alors fixé à 300 000 euros.

Aussi, le gouvernement a mis en place un nouveau dispositif : le PEA-PME. Les versements combinés sur le PEA et le PEA-PME sont plafonnés à 225 000 euros par personne, soit 450 000 euros pour un couple. L’essentiel des ménages a de quoi voir venir... Lorsque ce plafond est atteint, les épargnants peuvent se tourner vers le CTO ou un contrat d’assurance vie, deux dispositifs sans plafond sur les versements. Chacun de ces dispositifs a ses avantages et ses inconvénients.

En conclusion, le plan d’épargne en actions (PEA) dispose d’une fiscalité très attractive et d’un champ d’investissement plus large que celui imaginé, puisqu’il est possible d’investir sur les marchés mondiaux en se tournant vers les ETF synthétiques. Les épargnants français ont donc à disposition un outil particulièrement efficace pour investir en actions